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Les pro éoliens soufflent un air de contestation sur la
Nationale 9
Après l’annonce de la
saisine du tribunal pour un référé intenté par Nicolas d’Andoque, responsable de l’abbaye de Fontfroide, opposé au
projet des éoliennes, la réaction publique du Comité d’action et de défense
composée par des Portelais et leurs élus, ne
s’est pas fait attendre.
Les pro éoliens se sont, en effet, rassemblés,
hier matin, à Portel. Comme prévu, ils ont
manifesté sur la RN 9.
Les manifestants se sont retrouvés au carrefour de la route de Portel et de la Réserve Africaine vers 10h du matin.
Une cinquantaine de personnes ont pris position sur les deux axes de
circulation Nord-Sud de la RN 9, imposant un
ralentissement de la circulation afin de distribuer des tracts sur lesquels
on pouvait lire : "Oui au parc éolien du Couloubret
et non au refus de Monsieur le Préfet qui bafoue l’intérêt public et
compromet l’avenir de Portel-des-Corbières".
Un trac d’ECCLA
: Les membres du Comité d’action ont fait brûler quelques pneus sur le
terre-plein du rond-point et installé deux banderoles condamnant l’attitude
de l’Etat : "En opposition avec les directives européennes".
Aucun incident n’a émaillé cette distribution bon enfant à laquelle a
participé l’association écologique Eccla. Cette
dernière a également distribué un tract stigmatisant l’attitude du
"propriétaire de l’abbaye cistercienne de Fontfroide qui n’a pas
hésité à livrer son "cher massif aux bolides du Paris Dakar le 2janvier
2004".
Péage gratuit : Vers 11h30, la
moitié des manifestants a levé le camp tandis que l’autre décidait
d’investir le péage autoroutier de Sigean. Les pro
éoliens ont levé les barrières et ont laissé passer les voitures qui
quittaient l’autoroute offrant ainsi aux conducteurs - ravis - un passage
gratuit. Cette seconde opération a duré une bonne demi-heure à l’issue de
laquelle, les manifestants décidaient de stopper leur action. Les gendarmes
ont suivi toute la manifestation. Aucun incident ne s’est produit. La
prochaine étape pour les pro éoliens passera mardi
par le tribunal de Narbonne.
E. G.
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