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La colère des défenseurs du projet éolien du Couloubret,
sur la commune de Portel-des-Corbières, n'a fait qu'augmenter
d'un cran après l'entrevue de mercredi chez le préfet Jean-Claude Bastion,
qui n'avait laissé aucun espoir d'arrangement aux élus de Portel
et de la communauté de communes de Corbières-en-Méditerranée.
(Midi Libre d'hier).
Après la réunion que tenait, hier à midi, le Comité d'action et de défense du
Couloubret, on peut même dire que cette colère est
inquiétante. Et ce qui l'est encore plus, c'est que ce comité, qui jusqu'ici
encadrait le mécontentement de la population, a décidé de se dissoudre.
Ses trois portes-parole, Jean-Jacques Castellar, Yves Pomeran et
Roger Brunel, estiment que « les actions vont désormais se durcir » et
ils affirment ne pas vouloir « assumer la responsabilité d'actes isolés
qui pourraient survenir. »
Entre avertissement et menaces voilées, le message se voulait ferme. Pour
l'appuyer davantage, les pro-éoliens ont mis le feu
à un exemplaire de la "Charte de bonne conduite éolienne" éditée
par les services de l'Etat.
En tout cas la tension semble à son comble dans la localité des Corbières-Maritimes où s'enchaînent les événements
susceptibles de faire monter cette colère.
Ainsi, l'émotion fut à son comble quand, hier matin, un huissier s'est
présenté auprès de Patrica Chabaud,
maire de Portel, de René Martinez, son prédécesseur
et de Christian Théron, l'actuel conseiller général, pour leur signifier une
assignation, en nom personnel, devant le tribunal de Narbonne, mardi prochain
18 mai. L'acte de justice avait été diligenté à la demande de Nicolas d'Andoque, gestionnaire de l'abbaye de Fontfroide, pour
manque à gagner en raison de la manifestation de dimanche dernier devant
l'abbaye. Une provision de 1 500 € a été demandée aux trois
"assignés".
Pour répondre à cette initiative de l'abbaye, des idées fusent dans
l'assistance : « Il ne serait pas étonnant que l'on s'invite à la fête
organisée à Fontfroide les 22 et 23 mai... » Sur un autre registre,
d'autres envisagent de boycotter les élections européennes du 13 mai.
Oui, décidément, la pilule ne passe pas à Portel où
cette affaire d'éoliennes a manifestement soudé la population.
P.N.
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