Château de PortelLes origines du château de Portel remontent aux Wisigoth, qui l'édifièrent au Ve siècle à son emplacement actuel. La légende veut que le roi wisigoth Ataulphe fit construire pour sa belle, Galla Placidia, un splendide palais à la vue imprenable : le Castellas. Cette légende n'est pas confirmée par les recherches historiques menées jusqu'à présent, mais les ruines du Castellas s'élèvent toujours sur une colline qui domine le village.
En l'an 737, après la bataille de Poitier, Charles Martel défait les Sarrazins entre Lastours et les étangs. Cet épisode est marqué par une grande bataille sur l'actuel étang de Bages, appelée bataille de la Berre : Charles Martel y tua leur chef, Omar. Poste avancé de l'armée maure, le château de Portel succombe également lors de cette bataille.
Reconstruit au Xe siècle, il devient un important château-fort qui verrouille l'entrée de la vallée de la Berre. Il eut souvent, de ce fait, à souffrir de nombreuses luttes et cruelles batailles. En 1382, lors de la révolte des Tuchins, les Narbonnais ayant à leur tête un prêtre nommé Bernard Arquivilant, se révoltèrent contre le vicomte de Narbonne et lui firent une guerre implacable. Ils ravagèrent ses terres, mirent le feu à sa demeure après l'avoir pillée, puis se dirigèrent vers Portel, en armes, avec bombardes et canons. Le château, qui était à l'époque l'une des propriétés du vicomte, fut assiégé et les moulins et faubourgs du village incendiés.
Il ne reste plus de cette construction que les assises de la porte d'entrée, s'élevant sur un rocher qui domine la Berre.
Le château de Portel en 1900

   

 

Notre-Dame des Oubiels
Elle fut construite sur l’emplacement d’une ancienne ferme gallo-romaine (Mansio), qui servait de gîte d'étape aux voyageurs de la Via Domitia, après le passage du gué de la Berre situé à Villefalse, dénommée “Reinadouïre” (Reine des Eaux), par la tribu gauloise des Celtibères qui furent les premiers habitants de la région, bien avant la conquête romaine.
Les pêcheurs de la côte, qui avaient particulièrement souffert des incursions arabes firent, après la bataille de la Berre, un pèlerinage à Sainte-Marie des Oubiels, pour une action de grâce. Ils marquèrent ainsi leur reconnaissance à Portel en versant une dîme à Notre-Dame des Oubiels et concrétisèrent par la suite leur ferveur religieuse par l'édification d'un lieu de prière.
Au milieu de ce riche passé historique, la tradition de la culture de la vigne s'est perpétuée, alors que disparaissait peu à peu celle de l'élevage des moutons.
Véritable fleuron de Portel, ces ruines majestueuses ont été classées monument historique des XIIIe et XIVe siècles en 1973. Le clocher carré, le choeur et la nef gothiques furent partiellement restaurés par des chantiers de bénévoles. Derrière l’Abbaye, le champ d’oliviers serait l’emplacement d’un ancien cimetière de moines.

 

 

 
   

Pont de Lastours C'est en 90 après J.C que Domitius restaura l'antique voie gréco-phénicienne (voie héracléenne), appelée désormais Via Domitia. Une forteresse fut alors mise en place pour protéger le passage de la rivière Berre et faciliter en cas d'attaque la défense et le regroupement des différentes tours de guet. Ce lieu de ralliement fut alors appelé Castrum de Turribus, devenu Château de Lastours.
Au XIIème siècle, vers 1160, la Vicomtesse Ermengarde de Narbonne (1129-1197), fille d'Aymeri II de Narbonne et figure emblématique de la région, à l'instar d'Aliénor d'Aquitaine, restaure l'antique voie de communication, pour relancer l'économie de la province Narbonnaise. Cette route prend alors le nom de Via Mercaderia et passe directement au pied du domaine actuel de Lastours, sur un solide pont à cinq arches qui enjambe la rivière.
Cette route commerciale reliait Narbonne à l'Espagne, empruntant le tracé de l'antique Voie domitienne.
Dès lors un vignoble particulier apparut, pour le plaisir des voyageurs.
Le rayonnement du Château de Lastours, étape régulière sur cette voie était alors à son apogée.
 
   



Mineur de gypse

 

 

Le pont de Tamaroque en 1900

  • Les carrières de gypse

Pendant deux siècles le gypse a été extrait des carrières de Portel à ciel ouvert jusqu'en 1920, puis en carrières souterraines par l'entreprise "Plâtres Laffarge".
En 1992, l'activité d'extraction prend fin. Les dirigeants des caves Rocbère proposent un projet de reconversion d'une partie des galeries en chai de vieillissement, à l'entreprise "Plâtres Laffarge" qui cède 800 mètres de galeries pour le franc symbolique et pour une durée de 99 ans. Les travaux d'aménagement commencent en novembre 1993 pour se terminer en juillet 1994.
En hommage aux mineurs d'antan, une reconstitution réaliste de l'exploitation souterraine du gypse est présentée durant la visite de Terra Vinea.
C'est le gypse, partiellement déshydraté par cuisson, qui fournit le plâtre. Le gypse est employé depuis l'antiquité en tant que liant ou en enduit de façade. Cet usage a permis l'ouverture dès le XIXe siècle des carrières de Portel, exploitées jusqu'en 1992.
Le gypse ou sulfate de calcium hydraté est formé par le même phénomène d'évaporation que le sel, mais sa précipitation intervient plus tôt, sur des saumures moins concentrées, avant le dépôt du sel lui-même. Sel et gypse sont souvent associés dans le sous-sol.
Cette production n'alimente plus l'industrie du plâtre mais celle du ciment, le gypse étant un adjuvant obligatoire de la majorité des ciments.

  • La nouvelle église

Belle construction ogivale, édifiée vers 1889.

  • La Font de Cayrol

Fontaine qui a désaltéré des générations de Portelais.

  • Le pont de Tamaroque

Magnifique pont de pierre construit en 1863-1864 sur la Berre, à l'entrée du village.

 

 

 


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